Retour au sommaire

Nouveaux paysages de la traduction

Rencontre - lecture

Nouveaux Paysages de la traduction, l'expérience de trois traductrices

Mardi 30 Mai 2017 à 19h30
Hôtel de Massa

 

  • Sika Fakambi

Sika Fakambi est née au Bénin, en 1976. Elle a grandi entre Ouidah et Cotonou — a vécu à Paris, Dublin, Sydney, Toronto, Montréal — et réside maintenant à Nantes. En 2014 elle est lauréate des prix Baudelaire de la SGDL et Laure Bataillon pour sa traduction du roman de Nii Ayikwei Parkes, Notre quelque part, qu’elle a apporté aux éditions Zulma. Chez le même éditeur, elle a traduit l’anthologie Snapshots – Nouvelles Voix du Caine Prize, une sélection de six nouvelles saluées par le Caine Prize pour la littérature anglophone d’Afrique, et Love is Power, ou quelque chose comme ça, du Nigérian A. Igoni Barrett. En 2016 elle entreprend la traduction du roman Their Eyes Were Watching God, de Zora Neale Hurston, figure marquante, aux côtés de Langston Hughes, du mouvement Harlem Renaissance.

Elle travaille entre autres sur la poésie de Kamau Brathwaite (Barbade), Andrew Zawacki (États-Unis), Laura Solomon (États-Unis), Warsan Shire (Somalie), Langston Hughes (États-Unis), et sur l’œuvre de fiction de Gail Jones (Australie). Ses traductions des poèmes d’Andrew Zawacki ont paru en revues et aux éditions de l’Attente (Carnet Bartleby, 2012 ; Georgia, 2009) ; le recueil Anabranch est en cours de traduction et paraîtra aux éditions Grèges. En 2017 elle crée aux éditions Isabelle Sauvage la collection Corpus. Elle y traduit, notamment, le premier recueil de Warsan Shire, Où j’apprends à ma mère à donner naissance.

 

  •  Lucie Modde

Née en 1988 à Nantes, Lucie Modde commence à apprendre le chinois dès le collège. Après un master d’études chinoises à l’ENS de Lyon, elle passe quelques années en Chine avant de se former à la traduction à l’ESIT. Elle est aujourd’hui installée à son compte et traduit des textes techniques, universitaires et littéraires depuis l'anglais et le chinois. Elle a notamment traduit Tout ça va changer de Lao Ma, Éd. Philippe Picquier, 2015, prix Pierre-François Caillé de la traduction 2016, La faille, une nouvelle de Wang Ting-kuo, Éd. Jentayu, 2016 et L'âme des enfants endormis, Éditions Denoël, 2017. Elle a participé à la Fabrique des traducteurs d'ATLAS en 2014 et est actuellement stagiaire à l'ETL.

 

  •  Elisabeth Monteiro Rodrigues

Née au Portugal, à Vale, en 1973, Elisabeth Monteiro Rodrigues arrive en France à l’âge de quatre ans. Après des études d’Histoire du Proche-Orient ancien, elle se tourne vers les métiers du livre et s’intéresse particulièrement à la littérature écrite sur le continent africain, dans les Antilles et la Caraïbe. Elle collabore à la revue Africultures de 1999 à 2004. Elle est libraire à la Librairie portugaise et brésilienne jusque 2015. Le très beau texte sur l’enfance Les Anges de l’écrivain portugaise Teolinda Gersão (Autrement 2003) marque son entrée en traduction. Depuis 2005, elle traduit l’œuvre de l’écrivain mozambicain Mia Couto notamment Histoires rêvérées, 2016 ; Murer la peur, 2016 ; La pluie ébahie, 2014, Le fil des missangas, 2010 ; Et si Obama était africain suivi de Luso-Aphonies, 2010 ; Le dernier vol du flamant, 2009 aux éditions Chandeigne ; La confession de la lionne, Métailié, 2015. L’accordeur de silences, Métailié, 2011, prix Afd 2012. Elle a également traduit La main de Joseph Castorp de João Ricardo Pedro, Viviane Hamy, 2013 ; Autisme de Valério Romão, Chandeigne, 2016; Notre Voix, poème de Noémia de Sousa, Corpus, éditions Isabelle Sauvage, 2017.

 

Une rencontre animée par Mona de Pracontal, traductrice.

Avec le soutien de la Région île-de-France 

 

Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Réservation : communication@sgdl.org - tél : 01 53 10 12 07